Le moment stratégique que traverse le Canada nécessite un leadership élargi

Prime Ministre

Le Canada ne peut réaliser ses ambitions en mobilisant qu’une partie de ses talents.

Le Canada traverse l’une des périodes les plus importantes de son histoire récente. Tensions démocratiques. Tensions géopolitiques. Transformation énergétique. Accélération technologique. Incertitude commerciale. Pression institutionnelle.

Pour relever les défis de cette période, il faut plus que des politiques et des capitaux. Il faut des capacités institutionnelles. Et la capacité institutionnelle dépend, dans une large mesure, de la manière dont le leadership est structuré, maintenu et renouvelé.

Dans tous les secteurs stratégiques du Canada — défense et sécurité, infrastructures et construction, énergie et ressources, science et technologie — les femmes restent sous-représentées, à tous les niveaux, des postes de débutants aux tables de décision exécutives.

La question n’est pas de savoir si les femmes ont leur place. De nombreuses leaders exceptionnelles sont déjà présentes, dirigeant des équipes, allouant des capitaux, négociant des situations complexes, façonnant les résultats. La question est de savoir si le Canada a la volonté de développer et de maintenir le leadership des femmes en tant qu’atout stratégique.

Renforcer le vivier de talents n’est pas une question d’image. Il s’agit d’élargir les capacités de leadership pour répondre aux ambitions du moment. Et à l’heure actuelle, les données montrent que les institutions doivent faire davantage pour attirer, retenir, faire progresser et renouveler le leadership des femmes au fil du temps et à tous les niveaux.

Si le Canada veut réaliser ses ambitions pour la décennie à venir – résilience économique, autonomie stratégique, innovation et prospérité – il doit délibérément renforcer l’autorité des femmes dans les secteurs où le capital est alloué, les risques sont gérés et l’orientation nationale est définie.

La culture du leadership n’est pas une variable secondaire. Il s’agit d’un atout stratégique qui détermine l’efficacité avec laquelle les institutions traduisent le capital, les politiques et la volonté politique en avantages nationaux à long terme. Pour la renforcer, il ne suffit pas d’en prendre conscience. Il faut que ceux qui opèrent au sein de ces systèmes examinent franchement les frictions structurelles qui limitent le progrès et réfléchissent de manière audacieuse à la manière de redéfinir la reconnaissance, l’exercice et la récompense de l’autorité.

C’est le principe qui sous-tend Power Shift — Women Redefining Leadership in Canada (Changement de pouvoir — Les femmes redéfinissent le leadership au Canada), une plateforme nationale qui rassemble des femmes chevronnées et émergentes dans le cadre d’un dialogue intergénérationnel sérieux sur la manière dont le leadership doit évoluer au cours de la prochaine décennie.

À partir de 2026, cette série réunira des femmes leaders chevronnées et émergentes issues des secteurs au cœur de l’avenir économique et stratégique du Canada afin d’avoir ces conversations et de faire avancer des solutions.

Le Canada s’enorgueillit depuis longtemps de son institutionnalisation pragmatique. À un autre moment charnière de notre histoire, le renforcement de la culture du leadership et l’accélération de la participation et du leadership des femmes dans les secteurs qui déterminent notre résilience s’inscrivent dans cette même tradition de construction nationale.

Si le Canada souhaite concrétiser ses ambitions, il doit intégrer la culture du leadership à sa stratégie nationale, en cultivant et en renforçant délibérément l’autorité des femmes dans ses secteurs les plus importants.

Ce travail ne peut être reporté.

C’est l’objectif de Power Shift.

Frédérique Tsai-Klassen & Emily Feairs
Co-Cofondatrices, The Power Shift Series

Le Centre Pearson est fier de soutenir la série Power Shift.

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