Le Centre Pearson a eu le plaisir d’accueillir l’honorable Sergio Marchi pour une conversation sur son nouveau livre, Pursuing a Public Life: How to Succeed in the Political Arena (Poursuivre une vie publique : comment réussir dans l’arène politique). Sergio est un ancien militant communautaire, conseiller municipal, député et ministre du Commerce international, de l’Environnement, de la Citoyenneté et de l’Immigration. Après avoir quitté volontairement la scène politique, il a été nommé ambassadeur du Canada auprès de l’Organisation mondiale du commerce et des agences des Nations Unies à Genève.
Notre discussion était animée par Sofia Robinson, assistante de recherche au Centre Pearson qui étudie actuellement à l’Université de la Colombie-Britannique, et Neva Moffat, récemment diplômée de l’Université d’Ottawa qui travaille actuellement à la Chambre des communes.
Bien que les dernières élections aient vu l’élection d’un nombre record de jeunes, il en faut encore davantage. À peine 3 % des parlementaires ont moins de 30 ans, ce qui ne reflète pas la réalité du Canada. Sergio a donné des conseils à ces jeunes élus, lui qui n’avait que 28 ans lorsqu’il a été élu pour la première fois.
Interrogé sur l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, il a estimé que les jeunes d’aujourd’hui y parviennent mieux que sa génération. Il a souligné l’importance de prendre soin de sa santé physique et mentale, et de se rappeler qu’une fois la carrière politique terminée, la famille et les amis seront toujours là. Il a également donné des conseils sur l’engagement communautaire avant de se lancer en politique et sur l’importance du gouvernement municipal.
Concernant les réseaux sociaux, il a souligné qu’ils ne remplaceront jamais les contacts directs. Un langage extrême entraîne des comportements extrêmes, et les politiciens doivent faire attention à leurs paroles.
Il a également reconnu que le parcours des femmes et des jeunes en politique est plus ardu que celui des hommes, car on ne leur attribue souvent pas de circonscriptions gagnables. Les partis politiques doivent faire mieux.
Enfin, il a déclaré : « Ne perdez pas espoir. Le Canada jouit d’une démocratie forte, de l’état de droit, du multiculturalisme et de bien d’autres choses encore ».
